Page  mise à jour le 18 septembre, 2010
 

 SE METTRE A DOS 4 MILLIONS D'ELEVEURS DE LOISIRS :
UN SUICIDE POLITIQUE

Plus les temps sont durs, plus les loisirs sont sacrés aux yeux des Français.

Ils représentent le dernier échappatoire aux difficultés quotidiennes. Un court instant, ils sont un bol d'oxygène, ils permettent de penser à "autre chose".

Aussi, lorsque leurs loisirs sont attaqués, les Français sanctionnent vigoureusement dans les urnes.

 

Les médias citent généralement les 1,2 million de chasseurs dans ce cas. Toutefois, ils semblent ne pas connaître un autre groupe bien plus puissant encore : les éleveurs familiaux de loisirs.

Ceux-ci représentent en France la deuxième force associative organisée derrière les sportifs. Si l'on considère toutes les espèces, il existe 4 millions d'éleveurs de loisirs et plusieurs milliers d'associations locales, régionales ou nationales qui maillent tout le territoire. (voir site Internet de ProNaturA France http://pronaturafrance.free.fr ).

Et heureusement !

En effet, si on regarde de plus près les espèces non domestiques, un grand nombre d'entre elles sont menacées dans la nature, mais des effectifs stables existent chez les particuliers qui consacrent l'argent de leurs loisirs à les sauvegarder. Leur action bénévole vient en complément de celle des zoos qui ne sont pas assez nombreux pour assurer cette tâche.

 

Pour les espèces domestiques et si l'on s'attache aux animaux de ferme : des dizaines de races anciennes n'intéressent plus l'agriculture intensive. Ce patrimoine historique et culturel aurait disparu si les particuliers, éleveurs amateurs-ce mot provenant du verbe latin "amare" qui signifie "aimer"- n'avaient été là pour le sauver.

En ce qui concerne les animaux de compagnie, les éleveurs professionnels ne s'intéressent qu'aux races ou espèces très demandées : le labrador, le westie, le chihuahua, le caniche, le yorkshire, le chat persan, le canari, l'inséparable, etc.  S'il n'y avait pas de particuliers désintéressés pour sauvegarder le chien Berger picard, le Bouvier des Ardennnes, le Basset Normand-Artésien ou le chat Bombay, etc., toutes ces races auraient disparu.

L'éleveur professionnel est obligé de faire d'abord de la quantité pour pouvoir en vivre. L'éleveur de loisirs s'attache à la qualité. En effet, seule la qualité permet d'être récompensé en concours.

Dans le domaine des oiseaux par exemple, s'il n'y avait plus d'éleveurs amateurs, il n'y aurait plus de professionnels non plus car ils ne trouveraient plus les animaux hautement primés dont ils ont besoin pour que la qualité de leur élevage ne dégringole pas trop vite. Et c'est vrai pour de nombreuses espèces.

 

Or, depuis quelques temps, certaines associations de protecteurs des animaux à buts véganiens se sont trouvés un bouc-émissaire : le particulier éleveur de loisirs. Voilà un nouveau méchant à éradiquer !

Ainsi, pendant les Rencontres Animal et Société, elles ont proposé d'interdire aux particuliers de vendre leurs animaux ou encore d'interdire les petites annonces. Que se passerait-il si le Gouvernement leur cédait ? Il n'y aurait plus d'élevages familiaux en France et pour répondre à la demande, les animaleries importeraient massivement des Pays de l'Est, ou de plus loin, des animaux élevés dans des conditions incontrôlables, voire peu enviables pour certains.

Souvent dirigées par d'anciennes vedettes des médias ou du showbiz, ces associations qui ne représentent que 150000 personnes en France, ont une réelle capacité d'influence à l'égard de certains fonctionnaires ou hommes politiques.

Elles ont fait s'abattre un tel déluge de réglementations ubuesques ou d'interdictions déguisées sur les éleveurs de loisirs que ceux-ci se sont tous unis pour soutenir une fédération qui promeut une conception raisonnable, scientifique et non végétarienne de la protection animale : ProNaturA France.

 

Grâce à internet, une organisation en réseaux s'est mise en place. Sa puissance tient dans le fait qu'en quelques clics, ce sont 4 millions de personnes qui peuvent être informées en même temps.

Or, quatre millions de personnes, c'est une minorité de blocage qu'aucun homme politique ne peut se mettre à dos.

Fédération ProNaturA France